Pierre et sa cage de chasteté
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L’homme de 26 ans a découvert cet accessoire alors qu’il regardait un film porno. Il porte désormais régulièrement cet objet qu’il concède être encore « assez tabou ».
En portant une cage de chasteté, Pierre ressent une frustration qui permet ensuite un plaisir intense.
Lorsqu’il voit pour la première fois une cage de chasteté dans un film porno, Pierre est immédiatement intrigué par ce dispositif qui enserre le pénis pour en limiter les érections et empêcher de le toucher. « Je me suis demandé à quoi cela pouvait servir et quel plaisir on pouvait y trouver », se remémore l’homme de 26 ans. Par curiosité et avec « l’envie d’explorer différentes pratiques sexuelles », il s’en procure une en ligne pour une vingtaine d’euros.
« C’est un objet assez tabou et il y a peu de ressources fiables pour s’informer, prendre ses mesures sans avoir l’objet en main. La mienne était très bas de gamme mais permettait de choisir différents diamètres. » Ses premiers essais ne sont pas très satisfaisants. « Rapidement, j‘ai investi 150 euros dans un modèle de meilleure qualité. Elle est plus résistante, plus ronde donc plus confortable, hygiénique et antibactérienne. »
Célibataire à l’époque, Pierre expérimente seul son nouveau jouet. « Au départ, il y a des douleurs, j’avais des difficultés à la mettre correctement, explique-t-il. Le corps a besoin de s’adapter. J’ai mis quelques semaines à me sentir à l’aise. J’ai appris les bases grâce à des forums mais j’ai surtout découvert en pratiquant. Je la portais une ou deux heures et si j’avais mal, je la retirais pour la remettre le lendemain. Il est surtout question de bon sens. S’il y a une douleur, il faut arrêter car ce n’est pas du tout l’objectif et cela peut-être dangereux pour la santé. »
« Le challenge de la garder le plus longtemps possible »
Son plaisir, Pierre vient le trouver dans l’impossibilité de toucher son sexe ou de l’impliquer dans un rapport sexuel : « Avec la cage, je recherche la frustration sexuelle, indique-t-il. Je m’empêche de toucher mon sexe mais pas d’avoir des érections même si au bout d’un certain temps, elles diminuent, voire disparaissent. »
« Ne plus pouvoir se masturber génère un manque plaisant, moteur d’excitation. Il existe aussi le challenge de la garder le plus longtemps possible. Enfin, ne plus pouvoir se servir de son sexe crée une forme de liberté en s’obligeant à utiliser d’autres pratiques que celles liées à l’appareil génital. On peut stimuler sa prostate et convoquer des pensées sexuelles qui peuvent être tout aussi jouissives », explique-t-il.
Ses premiers partenaires ont eu des réactions « positives et pleines de curiosité ». Sa compagne actuelle, une femme trans, porte elle-même une cage. « C’est la première sexualité que nous avons explorée ensemble. » Adepte d’une parole libre sur les questions de sexualité, Pierre s’en ouvre aussi à des amis. « Au départ, il y a eu de l’étonnement mais ils ont compris ma démarche. Et certains ont même demandé à voir par eux-mêmes. » Désormais très à l’aise avec sa cage, Pierre la porte « par intermittence ». Parfois une semaine, parfois plus d’un mois.
« Un des points moteurs, c’est d’imaginer la liberté qu’on aura ensuite, de sentir la frustration qui monte sans avoir accès à son sexe. Au bout d’une période assez longue de chasteté, on retrouve le plaisir d’une masturbation que l’on avait alors oubliée. »
Il touche toutefois les limites de l’exercice. « Si je la porte très longtemps, du genre un mois et demi, j’atteins un point de lassitude, analyse-t-il. La frustration est certes très haute mais elle plafonne. Peut-être devrais-je me tourner vers d’autres modèles. La mienne est assez fermée avec des ouvertures seulement sur le côté et le devant. Certaines ont la forme de véritable cage et donnent la possibilité de stimuler un peu le pénis. Cela peut-être un bon compromis. »
le Samedi 22 Juillet 2023
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Publiée le Mercredi 16 Août 2023
par - Locked In -
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